Le Meurice l'Hôtel de PARIS
DIAPORAMA
|
Le Meurice depuis 18351. Les Grandes Heures de l’Hôtel des RoisAugustin Meurice, maître de poste à Calais, n’avait pas prévu le tunnel sous la Manche, mais il avait compris, dès le milieu du XVIIIe siècle, que les touristes anglais souhaitaient trouver sur le continent le confort et les commodités auxquels ils étaient habitués chez eux. En 1771, il ouvrit à leur intention une auberge qui leur permit de ne pas se sentir dépaysés en débarquant à Calais. De là à ouvrir un second hôtel, à Paris, au 223 rue Saint-Honoré, terminus de la diligence, il n’y avait qu’un pas. Il fut franchi sous la Restauration. Aux voyageurs de l'époque, l’Hôtel Le Meurice offrait un style d’hôtellerie alors inédit. Tout était fait pour faciliter la vie à l'étranger de passage : acquittement des formalités administratives, utilisation de valets de place attachés à l'hôtel, location d'appartements de toutes dimensions, mise à disposition de salons de conversation, linge blanchi au savon et battu à la main, personnel parlant anglais, bureau de change, équipages... « Pour un voyageur anglais, aucun hôtel de Paris n’offre autant d’avantages que l’Hôtel Le Meurice », assurait une publicité de l’époque. En 1835, l’hôtel déménagea pour s’installer sur son emplacement actuel, rue de Rivoli, dans un bâtiment neuf et luxueux, voisin du palais des Tuileries. La clientèle huppée suivit. De la Monarchie de juillet à la IIIe République, l’Hôtel Le Meurice accueillit la haute société de ce temps : souverains, aristocrates, artistes, et écrivains, qui appréciaient non seulement la qualité du service, le raffinement des chambres et des salons, mais aussi l’exceptionnelle situation de l’hôtel au cœur de Paris, proche des boutiques de luxe et du centre du pouvoir. Sans doute est-ce l'une des raisons qui incita Miss Howard, maîtresse et mécène du futur Napoléon III, à s'y installer lors de ses séjours dans la capitale. Au début du siècle, l’Hôtel Le Meurice changea de direction. L'un des actionnaires de la nouvelle société n'était autre qu'Arthur Millon, propriétaire du Café de la Paix et des restaurants Weber et Ledoyen. Afin de concurrencer le Ritz, ouvert en 1902, Arthur Millon fit appel à un grand hôtelier suisse, Frédéric Schwenter. Sous l’impulsion des deux hommes, l’Hôtel Le Meurice fut agrandi par l’adjonction de l’hôtel Métropole, situé rue de Castiglione, puis, à l’exception des façades classées, l’hôtel fut reconstruit à neuf sous la houlette de l’architecte de la Nouvelle Sorbonne, Henri Nénot, Grand Prix de Rome. Pour la décoration intérieure, et notamment pour les salons du rez-de-chaussée, le style Louis XVI prévalait, tandis que les chambres étaient dotées du confort le plus moderne: salles de bains, téléphone, sonnerie électrique reliant les hôtes à leurs domestiques personnels... L’ascenseur était la copie de la chaise à porteurs de Marie-Antoinette. Aux peintres Poilpot, Lavalley et Faivre avaient été confiés plafonds et panneaux évoquant Versailles, le Trianon et Fontainebleau. De cette époque, l’Hôtel Le Meurice a conservé le grand salon Pompadour aux boiseries blanc et or, la salle de restaurant, dont les pilastres de marbre et les bronzes dorés sont un hommage au salon de la Paix du château de Versailles, le salon Fontainebleau et la verrière de fer forgé qui abritait le hall, récemment recouverte par la toile monumentale d’Ara Starck. C’est au cours de ces travaux que les ouvriers recueillirent un chien errant sur le chantier dont le personnel fit sa mascotte. Depuis, le lévrier est devenu l’emblème de l’hôtel. En 1935, le poète Léon-Paul Fargue répartissait la clientèle des hôtels parisiens en trois catégories : « la mauvaise, la bonne et celle du Meurice ». Parmi celle-ci, les têtes couronnées abondaient. Le premier monarque à avoir fait du nouveau Meurice sa résidence secondaire à Paris fut le roi Alphonse XIII qui, souhaitant évoluer dans son décor familier, se faisait apporter son mobilier du garde-meuble royal de Madrid. Lorsqu'il fut chassé du pouvoir en 1931, le monarque déchu fit du Meurice son refuge et le siège de son gouvernement en exil. A sa suite, le prince de Galles, les rois d'Italie, de Belgique, de Grèce, de Bulgarie, du Danemark, du Monténégro, le shah de Perse, le bey de Tunis, prirent l'habitude de descendre à l' “Hôtel des rois”. Les princes des affaires comme les Rockfeller, les hommes politiques comme les présidents Doumergue et Roosevelt, le comte Ciano, Anthony Eden, et les artistes de Rudyard Kipling à Edmond Rostand, de Gabriele d’Annunzio à Paul Morand, suivirent leur exemple. Dans les années 50, les familles royales ont peu à peu cédé la place aux discrets patrons de multinationales, aux vedettes de l'écran et aux artistes, souvent plus excentriques. Au nombre de ces derniers, Salvador Dalí, le génie « transcendantal « de l'auto-publicité — qu'un de ses anciens compagnons surréalistes avait surnommé « Avida dollars » — fut l’un des hôtes les plus insolites de l'hôtel. Durant plus de trente années, il occupa un mois par an l'ancienne suite royale d'Alphonse XIII dont il constellait les murs de taches de peinture, tandis que ses guépards apprivoisés se faisaient les griffes sur la moquette. Avec lui, le personnel — qui lui était très attaché et qu'il honorait d'étrennes sous forme de lithographies signées de sa « divine main » — ne manquait pas de distractions. Soit qu'il leur demandât de capturer des mouches dans les bosquets des Tuileries ou de lui amener un troupeau de chèvres sur lequel il tirait des balles à blanc ; soit qu'il les priât de jeter sous les roues de sa voiture, à chacun de ses départs, des pièces de vingt centimes, afin qu'il puisse se flatter de « rouler sur l'or » ! Pour un hôtel comme Le Meurice, les désirs des clients — si étranges soient-ils — ne sont-ils pas des ordres ? Avec Dalí, un autre client hors du commun fut la milliardaire et mécène franco-américaine Florence Gould, dont les déjeuners littéraires réunissaient des personnalités aussi contrastées qu'Arletty et François Mauriac, Léautaud et Paul Morand, les Jouhandeau, Roger Peyrefitte, André Gide et le jeune Roger Nimier. Grâce à elle, l’Hôtel Le Meurice abrita l'un des derniers salons littéraires de Paris. L’Hôtel Le Meurice n’a cessé de tisser, au travers des siècles, des liens étroits et intimes avec les artistes. Rien d’étonnant alors à ce qu’on y croise aujourd’hui la jeune génération des actrices françaises, des musiciens et des plasticiens de renommée internationale. 2. L’embellissement permanentAu cours de sa longue existence, l’Hôtel Le Meurice aura connu quatre grandes remises à neuf : l'une de 1905 à 1907, la seconde à partir de 1947, la troisième en 1998 et enfin récemment en 2007 avec Philippe Starck. Chacune de ces étapes aura représenté un progrès dans la modernisation et l'embellissement de l'hôtel. Par son importance, cette dernière campagne de travaux n’a d’égale que celle de 1907 qui avait adapté l’hôtel aux impératifs d’un nouveau siècle. Faire entrer l’Hôtel Le Meurice dans un autre millénaire, mettre en œuvre les technologies les plus récentes, répondre aux exigences de luxe et de confort d’une clientèle internationale, tels étaient les défis de cette rénovation complète. A la réouverture, le personnel, maintenu en place, a vu augmenter son effectif jusqu’à 300 personnes, afin de renforcer la qualité d'un service toujours plus personnalisé. Sous la direction de Jean-Loup Roubert, Architecte en Chef des Bâtiments Civils et Palais Nationaux, 1er Grand Prix de Rome, Architecte en Chef du Grand Palais et du parlement de Bretagne à Rennes, et de l'Architecte Nicolas Papamiltiadès, deux campagnes de travaux ont remis à neuf les ailes Mont-Thabor et Castiglione, ainsi que le corps central ouvrant sur la rue de Rivoli. De l'enfilade des somptueux salons du rez-de-chaussée à l'éventail des cent soixante chambres et suites, l'hôtel a retrouvé l'ampleur de ses volumes d'antan, l'éclat de ses décors historiques et la lumière du jour qui, de la Belle Epoque aux années 1960, éclairait l'ancien salon des Quatre Saisons et ses entours. La rénovation de l’Hôtel Le Meurice ne se contente pas d'un rajeunissement des décors et d'une adaptation aux nouvelles normes techniques, mais elle frappe par le gigantisme des travaux entrepris. Visibles depuis la place de la Concorde et le quai des Tuileries, les baraquements installés sur le toit du Meurice témoignaient avec éloquence de la dimension d'un chantier qui aura imposé durant plus d’un an la fermeture de l'hôtel au public. Du gros œuvre — à commencer par la création d'un deuxième sous-sol destiné aux infrastructures techniques (chauffage, climatisation, plomberie, électricité, câblage...) — aux finitions les plus minutieuses. Presque tous les corps de métier ont été mobilisés. A la compétence scientifique des techniciens de pointe, a répondu le savoir-faire unique des artisans d'art les plus qualifiés. Au rez-de-chaussée, c'est à une véritable restructuration des volumes que l’on a procédé. Le but étant de redonner aux salons de réception l'ampleur qu'ils avaient au début du siècle, de créer de nouveaux espaces du côté Mont Thabor — salons Tuileries et Jeu de Paume — avec une entrée directe, et de bénéficier au mieux de la lumière naturelle. Les décors de style XVIIIe, créés dans les années 1900, ont retrouvé leur éclat d'origine au terme d'une restauration minutieuse. L’entrée principale de l’hôtel, jusqu’alors située rue du Mont Thabor, a été installée rue de Rivoli. Cette façade a retrouvé son harmonie par la création de quatre grandes baies équilibrant les quatre fenêtres du restaurant le Meurice. Le vaste hall est orné des panneaux peints provenant de l'ancien salon Neptune, que l'on peut enfin admirer après quarante ans. Il accueille la réception, la conciergerie et la caisse, non loin des ascenseurs. Lors de la rénovation de 1905-1907, l’architecte Henri Nénot avait réalisé une étude sur la lumière naturelle à l’intérieur de l’hôtel : une vaste verrière de fer forgé, avec des motifs en forme d'écailles de poisson, avait été installée au-dessus du salon des Quatre Saisons. Avec le temps, les profilés métalliques qui la supportaient s'étaient érodés sous l'effet de la rouille. Aussi, dans la période de l'entre-deux-guerres, on l'avait remplacée par des pavés de verre insérés dans une trame de béton et de métal, ce qui diminuait sensiblement la clarté du jour. Plus tard, dans les années 1960, un faux plafond en staff, sur lequel était peinte une voûte céleste, avait achevé d'occulter la lumière naturelle. De l'intérieur comme de l'extérieur, la verrière n'était plus visible. Le but de la restauration était de la restituer dans son état d'origine, avec ses motifs en forme d'écailles et ses frises. Dorénavant, la verrière a été recouverte d’une toile monumentale peinte par Ara Starck. Jouxtant le restaurant Le Dali, le Bar 228, naguère salon de lecture, a retrouvé ses volumes d’antan par l'absorption de la galerie de la Chasse créée dans les années 1960. Les trois fresques de Lavalley, représentant des fêtes champêtres au château de Fontainebleau, ont été décollées, nettoyées, restaurées, puis collées sur un châssis avant d'être remises en place. Un plafond peint figurant un ciel nocturne a été exécuté par des artisans d'art spécialisés dans la peinture décorative. Dans le salon Pompadour, le somptueux décor de boiseries et or a de nouveau revêtu ses teintes d'origine grâce à une délicate restauration. La mosaïque, mise en place en 1907, a été restaurée par les soins de maîtres compagnons issus de l’école de mosaïque de Spilimbergo, dans le Frioul. Inspiré du salon de la Paix du château de Versailles, le décor du restaurant, ponctué de pilastres de marbre et de miroirs anciens, a subi, à l'instar de celui du salon Pompadour, une restauration complète : polissage des marbres, nettoyage et réfection de la mosaïque, des lustres de cristal, dorure des bronzes, des moulures et des éléments de boiseries... 3. Le confort et l’avant-gardismeAugustin Meurice l’avait bien pressenti, pour conquérir une clientèle cosmopolite en devenir, Le Meurice devait se doter du confort le plus contemporain et devancer les attentes les plus extravagantes de ses hôtes. A l'image du service idéal, la haute technologie est à la fois invisible et omniprésente : prises informatiques, accès à Internet, deux lignes de téléphone, une ligne directe, télécopieur personnel sur demande, minibars et coffres forts. Fidèle à ses valeurs d’art de vivre à la française, l’Hôtel Le Meurice concilie, une fois de plus, la décoration esprit XVIIIe avec le confort le plus contemporain. Ainsi, il innove à nouveau car depuis le mois de décembre, c’est le premier palace parisien à équiper l’intégralité de ses 160 appartements et suites, de l’I-Home IH5, le radio-réveil conçu pour l’IPod, parfait compagnon des réveils en musique. Des fonctionnalités intelligentes et automatiques :
fois l’IPod posé sur le socle de l’IH5, le radio-réveil recharge la batterie du baladeur. Par ailleurs, le radio-réveil stéréo IH5 permet de se réveiller ou de s’endormir, en douceur ou énergiquement, progressivement avec la fonction son qui augment ou baisse graduellement, et ceci, sans affecter le volume du réveil, ni celui d’écoute habituelle. Le Meurice met à la disposition de ses clients en chambre, qui souhaitent faire du footing, des Ipod préprogrammés, d'une sélection musicale fraîche et tonic pour l'été. Ces Ipod sont en prêt et peuvent être récupérés auprès des concierges, à tout moment de la journée. www.meuricehotel.fr/hotel-paris Farouk CHEKOUFI Crowne Plaza Paris Champs-ElyséesLes détails font la perfection, et la perfection n'est pas un détail » Léonard de Vinci Le Murano Urban Resort, un concept à part entièreSitué au cœur de l’un des plus anciens quartiers de Paris, le Murano Urban Resort, ouvert en septembre 2004 A luxury hideaway in Constance Halaveli ResortSur Ari atoll, tel un dhoni (bateau maldivien) aux formes arrondies, Constance Halaveli Resort le nouveau 5 étoiles Hotel Sezz, une atmosphère cosmopolitaine et zen.L’hôtel Sezz a ouvert ses portes en 2005 combinant le design contemporain à la dernière technologie, pour donner naissance à un nouveau concept hautement personnalisé. L’EXPERIENCE d’un sublime voyage, des SPAS CINQ MONDES dans le monde de la beauté.Proposed by Farouk CHEKOUFI L’Hôtel Martinez, CANNES Palace incontournable du Festiv l …Il était une fois cannes, la croisette...Plages de sable fin, palmiers JET & SET MURANO, MarrakechEn aout 2007, Marrakech se voit accueillir l’un des plus beaux hôtels : le MURANO. BVLGARI , UN SPA FIRST CLASSUn espace unique, des soins exclusifs et une notion du bien-être héritée des traditions ...
|